présentation en ligne

Partage d’écran et présentation en ligne : Le guide pour une collaboration augmentée avec Glowbl

Partage d’écran en classe virtuelle : pratique… mais êtes-vous sûr de ne pas faire cours à un mur ?

Lecture : 6 min — Pour les formateurs qui doutent encore, et ceux qui ne doutent plus.


Il y a une image qui revient souvent quand on parle de classe virtuelle : un formateur, seul devant son écran, qui fait glisser ses slides pendant que quelque part, dans des dizaines de fenêtres réduites, des participants regardent leur plafond en attendant que ça passe.

C’est le partage d’écran dans sa forme la plus pure. Et dans sa forme la plus courante.

Pas de jugement. On a tous commencé là. En 2020, le partage d’écran a sauvé des milliers de sessions de formation. Il a permis de continuer à enseigner quand tout s’était arrêté. Chapeau bas.

Mais en 2026, continuer à s’y fier comme outil principal de présentation en ligne, c’est un peu comme garder les transparents rétroprojection parce qu’ils ont bien fonctionné en 1994.


Le partage d’écran, ou l’art de faire une conférence sans le savoir

Le problème du partage d’écran, c’est qu’il est descendant par construction. Ce n’est pas un défaut de conception — c’est littéralement ce pour quoi il a été pensé : je montre, vous regardez.

Dans une logique de formation, c’est vertigineux. Les sciences de l’éducation l’établissent depuis des décennies : la mémorisation active nécessite de la manipulation, de l’interaction, de l’émotion. Edgar Dale et sa fameuse pyramide des apprentissages (même si ses chiffres exacts sont souvent contestés) pose l’intuition de base : on retient davantage ce qu’on fait que ce qu’on regarde.

Or le partage d’écran place le participant dans une posture de spectateur. Il voit. Il écoute. Il ne touche à rien. Et quand la session se termine, l’écran se ferme — avec tout ce qui s’y trouvait.

Pas de trace. Pas d’annotation. Pas de document à retrouver. Juste un souvenir flou d’un PowerPoint trop chargé.


Ce que Glowbl a fait à la place (et pourquoi c’est une vraie différence)

Sur Glowbl, le choix a été fait de privilegier l’intégration de documents directement dans les tables plutôt que le simple partage d’écran.

Ce n’est pas une contrainte technique. C’est une intention pédagogique.

Quand un PDF est intégré dans une table Glowbl, il ne devient pas une image figée que les participants subissent. Il devient un espace de travail partagé. En effet, l’animateur peut décider les droits de collaboration sur le document et alors :

  • Les outils d’annotation sont disponibles — pour le formateur et pour les apprenants
  • Les participants peuvent faire défiler les slides depuis leur côté de la table si on “désynchronise” le document
  • Les productions (notes collaboratives, annotations, réponses) restent sur la table après la session
  • Un espace Glowbl est persistant : un document déposé sur une table est récupérable à tout moment, par quiconque a accès à l’espace, même si le formateur n’est pas connecté

C’est ce que des utilisateurs comme Marie-Camille Fourcade, enseignante à l’AEFE, formulent très bien : les ressources ne sont plus empilées dans un seul diapo central, elles sont granularisées — chaque élément est indépendant, placé au bon moment, à la bonne table.

5 choses à faire avec un document partagé que vous ne pouvez pas faire avec un partage d’écran

Parce qu’un PDF sur Glowbl, ça ne sert pas à illustrer. Ça sert à faire travailler.


1. Surligner, entourer, relier — en direct devant le groupe

Vous expliquez un concept complexe. Plutôt que de pointer votre curseur dans le vide, utilisez les formes ou le surligneur directement sur votre document. Entourez les mots-clés. Reliez les éléments entre eux avec une flèche. Barrez ce qui est faux. Mettez en rouge ce qui est critique.

Ce geste simple — annoter en direct — change la dynamique de l’attention. Le cerveau suit le mouvement. Les participants restent ancrés sur ce que vous montrez, pas sur ce qu’ils imaginent. Et les annotations restent sur le document après la session. Utile pour ceux qui reviennent relire leurs notes.

Ce que ça active : l’attention soutenue et la mémorisation visuelle — deux ressources rares après la pause déjeuner.


2. La page blanche + le stylo : le sketchnote en direct

Vous avez ce talent un peu rare : vous pensez en dessinant. Bonne nouvelle — insérez une page blanche directement depuis la table Glowbl, activez le stylo, et dessinez votre raisonnement en direct devant votre groupe.

Carte mentale, schéma de processus, chronologie dessinée à la main. Le sketchnote en live a quelque chose que le diaporama n’a pas : il montre la pensée en train de se construire. Et ça, cognitivement, c’est puissant. Les neurosciences l’ont bien documenté : un schéma co-construit sous les yeux des apprenants est mieux mémorisé qu’une image statique préexistante.

Pas besoin d’être graphiste. Un schéma maladroit mais vivant vaut mieux qu’un slide parfait mais mort.

Ce que ça active : la pensée visuelle et la narration — le double canal de Mayer (verbal + visuel) en action.


3. La page blanche + les post-it : la récolte d’idées à la volée

Une question surgit. Une idée mérite d’être captée avant de disparaître. Insérez une page blanche dans votre document et demandez aux participants de contribuer directement avec des post-it.

Chacun pose son idée en quelques secondes. Pas besoin de basculer sur un outil externe, d’ouvrir un nouveau lien, d’attendre que tout le monde se reconnecte quelque part ailleurs. L’outil est là, dans la table, natif.

Le résultat : une carte d’idées produite par le groupe, ancrée dans le document de la session, récupérable. Le formateur garde la main sur le rythme sans jamais couper le flux.

Pour aller plus loin : combinez avec une note collaborative pour la synthèse en groupe entier. Vous avez un mini-World Café en 10 minutes.


4. Des activités préparées directement dans le support : textes à trous, classements, puzzles — et même du son

C’est là que le document partagé passe vraiment dans une autre catégorie.

Préparez en amont des activités directement dans votre PDF ou votre document : des textes à compléter, des éléments à classer, des mots à relier. Envoyez les groupes en autonomie sur leurs tables respectives. Chaque sous-groupe travaille sur le même document mais dans son propre espace — et toutes les productions se retrouvent sur un document unique à la fin.

Vous pouvez même intégrer des bandes son directement dans le document. Particulièrement utile pour les cours de langues : les apprenants écoutent leur extrait audio sans quitter la table, sans manipulation technique, sans perte de temps.

Et en désynchronisant la lecture du document — chaque groupe avance à son rythme sur sa table — vous rendez possible quelque chose que le partage d’écran ne peut structurellement pas offrir : des travaux de groupes en autonomie, sur un support commun, avec des traces centralisées.

Ce que ça change côté Qualiopi : toutes les productions sont conservées, datées, récupérables. La preuve de l’activité ne dépend plus d’une capture d’écran faite à la va-vite.


5. Un jeu de piste en mode Génially — avec les ancres de navigation

Pour les amateurs de scénarisation pédagogique, voici le niveau supérieur.

Glowbl permet de créer des ancres de navigation entre les pages d’un document : une zone cliquable sur la page 3 qui renvoie directement à la page 12, un bouton « indice » qui pointe vers une ressource cachée, un chemin de navigation qui s’adapte aux réponses du groupe.

Concrètement : vous pouvez construire un vrai jeu de piste pédagogique, à la manière de ce que permet Génially, mais directement dans votre espace Glowbl, sans outil tiers, sans rupture de charge cognitive pour les participants.

Idéal pour les séquences d’évaluation gamifiées, les escape games pédagogiques, les parcours de remédiation différenciés.

Pour qui ? Les ingénieurs pédagogiques qui veulent sortir du linéaire. Et franchement, une fois qu’on a essayé, on ne revient pas au diaporama page-après-page.


Un PDF peut devenir un cahier d’activités. Vraiment.

C’est là où ça devient intéressant pour les responsables pédagogiques qui pensent ingénierie de formation.

Sur Glowbl, un document intégré peut être utilisé comme support interactif : les participants annotent, répondent, complètent — directement dans l’interface. Couplé au déroulé (la fonction qui permet de programmer l’apparition automatique des contenus et activités à des moments précis de la session), un simple PDF se transforme en parcours guidé avec des temps d’activité, des retours en groupe, et une synthèse récupérable.

Ce n’est plus un cours. C’est une session de travail.

Et à la fin ? Les traces sont là. Les productions des sous-groupes, les notes collaboratives, les réponses aux activités. La responsable du CAFOC de Lyon le formule clairement : c’est un argument fort pour la traçabilité et la conformité qualité — les preuves d’activité sont récupérables par l’équipe administrative, sans friction.

Pour les organismes certifiés Qualiopi, ce n’est pas anecdotique.


Mais le partage d’écran n’est pas mort. Il est juste à sa place.

Soyons honnêtes : il y a des cas où le partage d’écran reste irremplaçable. Montrer un logiciel métier en action. Naviguer dans une interface complexe. Démontrer un outil en temps réel. Dans ces situations, rien ne vaut la capture directe de ce qui se passe sur l’écran.

C’est exactement pourquoi Glowbl a développé le picture-in-picture : pendant un partage d’écran, les bulles des participants ne disparaissent pas. Elles restent visibles, détachées, flottantes. Le formateur continue de voir son groupe. Les participants restent présents — visuellement et psychologiquement.

Ce détail change tout. La dynamique relationnelle ne s’effondre pas dès qu’on passe en mode démonstration.


Deux réglages à ne pas oublier

Quand vous partagez un contenu ou un document sur Glowbl, deux fonctions méritent d’être systématiquement utilisées :

« Agrandir le contenu » — l’affichage plein cadre qui garantit que le document est lisible pour tout le monde, quelle que soit la taille de l’écran.

« Synchroniser ma vue » — tous les participants basculent automatiquement sur ce que vous voyez. Fini les « attendez, où vous en êtes ? » qui cassent le rythme d’une session.

Ces deux réglages semblent mineurs. En pratique, ils suppriment une friction invisible qui, session après session, grignote l’attention et la confiance du groupe.


Ce que ça change, concrètement

Partage d’écran classiqueDocument intégré sur Glowbl
Posture des participantsSpectateursActeurs
Interaction possibleNulle (sauf chat)Annotations, activités, collaboration
Traces conservéesAucuneProductions récupérables
Sous-groupesImpossibleTables indépendantes avec contenus dédiés
Lisibilité garantieDépend de la résolution« Agrandir le contenu » + synchronisation
Contact visuel avec le groupePerdu pendant la démoMaintenu via picture-in-picture

La vraie question

Ce n’est pas « partage d’écran ou pas ? ». C’est : quelle posture voulez-vous que vos participants adoptent pendant la session ?

Si la réponse est « active, engagée, productrice de traces » — alors le document intégré n’est pas une alternative au partage d’écran. C’est une autre façon de concevoir la classe virtuelle.

Et ça commence à la conception, bien avant le jour J.


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Sophie Lazard
CEO chez Glowbl
Sophie Lazard

FAQ

Glowbl est une plateforme collaborative en ligne conçue pour faciliter les interactions humaines dans des espaces virtuels. Elle permet de recréer l’expérience d’une salle physique avec des tables, des groupes de travail et des échanges en direct, idéale pour la formation, les événements et le travail collaboratif.
Glowbl intègre l’IA pour améliorer l’expérience d’apprentissage et de collaboration. Grâce à l’IA, il est possible d’analyser la participation, d’optimiser les parcours pédagogiques, de générer des supports automatiques (comptes-rendus, résumés, quiz), et d’adapter les interactions en fonction des besoins des participants.
Glowbl s’aligne sur les bonnes pratiques d’accessibilité (structure claire, contrastes, alternatives textuelles) et évolue en continu. La conformité perçue dépend aussi des contenus que vous partagez (documents, visuels, sous-titres).
Contrairement à une visioconférence classique centrée uniquement sur la vidéo, Glowbl propose un espace virtuel interactif avec : des tables de travail, des déplacements libres, une interaction naturelle entre participants, une expérience qui recrée la convivialité d’un campus ou d’une salle de formation.
Une interface claire, des déplacements libres entre tables, des échanges spontanés, et des documents centralisés pour suivre le fil sans friction.
Oui. Ateliers, onboarding, séminaires, communautés métiers, sessions client… Le format immersif améliore l’engagement et les résultats.
Oui. La plateforme est pensée pour des usages pédagogiques : classes virtuelles, projets tutorés, jurys à distance, ou encore journées d’intégration multi-sites.
Selon la configuration choisie, oui : enregistrement de plénières, ressources partagées et mise à disposition sécurisée des supports.
Alterne plénière et sous-groupes, pose des consignes claires, timeboxe les séquences et conclue par un récap partagé.
Crée des tables thématiques, assigne des rôles (facilitateur, rapporteur), donne des livrables courts et un temps précis.
Privilégie textes/diapos légers, moins de flux vidéo, et partage des documents en amont.
Synchronise les moments clés, répartis les rôles, prévois un canal de questions commun et des temps de restitution croisés.
Utilise SSO/LTI ou liens profonds pour accéder aux activités et remonter les preuves (présences, livrables).