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Prédictions 2026 (Partie 1) : La formation en entreprise à l’ère de l’IA – La fin des cours, le début de la performance

J’ai écouté les épisodes spéciaux de fin d’année du podcast Edtech Insiders, où Alex Sarlin et Ben Kornell ont invité la crème de la EdTech (Google, Reach Capital, Owl Ventures, etc.) à prédire l’avenir. Si 2025 était l’année de l’expérimentation, 2026 s’annonce comme l’année où la formation pour adultes va vivre sa plus grande mutation depuis l’arrivée d’Internet.

Qui sont Alex Sarlin et Ben Kornell ?

Alex Sarlin et Ben Kornell ne sont pas de simples observateurs ; ce sont des vétérans et des connecteurs au cœur de l’écosystème. Ils ont lancé ce podcast il y a environ trois ans après s’être rencontrés dans le programme « OnDeck EdTech ».

Leur force réside dans leur réseau : ils animent une communauté exclusive (notamment via un groupe WhatsApp très influent) qui regroupe fondateurs, investisseurs et opérateurs,. Cela leur donne un accès direct aux décideurs les plus importants de la Silicon Valley et au-delà. Pour cet épisode spécial de fin d’année, ils ont réussi à réunir un panel impressionnant incluant des dirigeants de Google Education, YouTube, ainsi que les associés des plus grands fonds de capital-risque du secteur comme Reach Capital et Owl Ventures,.

Pourquoi suivre ce qui se dit aux États-Unis ?

Écouter les prédictions américaines est crucial pour plusieurs raisons stratégiques :

  1. L’épicentre de l’IA Générative : Les géants qui redéfinissent les règles du jeu (OpenAI, Google, Anthropic) sont basés aux US. Comme le souligne Ben Kornell, Google n’est plus une entreprise qui fait de l’éducation « à la marge », c’est devenu un acteur central qui influence toute l’infrastructure,. Comprendre leurs mouvements permet d’anticiper les outils qui arriveront en Europe.
  2. Les tendances d’investissement : Les fonds comme Owl Ventures et Reach Capital gèrent des centaines de millions de dollars. Leurs thèses d’investissement (par exemple, le passage d’un modèle SaaS B2B vers des modèles B2C ou « Micro-School ») indiquent où l’argent va couler et quelles innovations vont être financées,.
  3. Les mouvements pendulaires : Les États-Unis vivent souvent les cycles d’adoption avec une avance de phase. Le phénomène de « AI Backlash » (rejet de l’IA et des écrans) prédit pour 2026 aux US, avec des interdictions potentielles dans les districts scolaires, est un signal d’alerte important pour les marchés européens qui pourraient connaître les mêmes débats éthiques et sociétaux,.

Voici ce qu’il faut retenir pour le secteur du Learning & Development (L&D) et les conséquences concrètes pour les stratégies pédagogiques des entreprises.

1. Le département L&D devient enfin stratégique

Pendant des décennies, la formation en entreprise a souvent été perçue comme une fonction périphérique. Selon Bjorn Billhardt, CEO d’Abilitie, 2026 sera l’année où le L&D (Learning & Development) passera « au centre de la stratégie de l’entreprise ».

Pourquoi ce changement soudain ? Parce que l’IA permet enfin de réaliser une promesse vieille de 25 ans : l’apprentissage « juste à temps » (Just-in-time learning) et le support à la performance.

  • La fin du transfert de connaissances pur : Jusqu’ici, on formait les employés « au cas où » ils auraient besoin de l’information plus tard. Avec l’IA, le transfert de connaissances techniques devient instantané. Un employé peut demander à une IA comment effectuer une tâche complexe au moment précis où il doit l’exécuter, sans avoir suivi un module e-learning de deux heures trois semaines plus tôt.
  • L’intégration dans le flux de travail : L’apprentissage ne sera plus un moment où l’on s’arrête de travailler pour « aller en formation ». Il sera tissé directement dans les outils de travail quotidiens, rendant le support de performance invisible et immédiat.

2. Le recentrage radical sur les « Compétences Humaines »

Si l’IA gère le transfert de connaissances techniques et l’exécution des tâches routinières, que reste-t-il à former ?

Et voilà le paradoxe : plus l’IA devient compétente techniquement, plus la formation humaine devient cruciale. Bjorn Billhardt prédit une transformation des départements de formation pour se concentrer exclusivement sur ce que l’IA ne peut pas enseigner : la pensée critique, l’analyse et le jugement.

Tom Vander Ark (CEO de Getting Smart) renforce cette idée en soulignant que l’automatisation croissante des tâches oblige à redéfinir les objectifs d’apprentissage vers l’agentivité de l’apprenant, la créativité et la curiosité. La valeur d’un employé ne résidera plus dans ce qu’il sait (puisque l’IA sait tout), mais dans sa capacité à juger de la qualité de ce que l’IA produit.

3. Conséquences pratiques : Quelles méthodes pédagogiques déployer en 2026 ?

Pour les responsables de formation et les entreprises, ces prédictions impliquent une refonte des méthodes pédagogiques. Il ne s’agit plus de digitaliser des contenus descendants, mais de créer des expériences. Voici les piliers méthodologiques à prioriser selon les experts :

A. La simulation et la pratique du jugement

Puisque le savoir est disponible, la formation doit se concentrer sur la pratique.

  • Le retour des simulations : Tom Vander Ark prédit que les « simulations de carrière » (Career Sims) vont connaître un moment fort en 2026.
  • Le jeu de rôle : Au lieu de QCM, les employés s’entraîneront via des simulations immersives avec des Pairs pour développer leur jugement en situation complexe. L’objectif est de s’exercer à prendre des décisions difficiles, pas de mémoriser des procédures.

B. L’apprentissage par la voix et les « Wearables »

Une tendance lourde pour la formation des techniciens et des métiers de service est l’arrivée de la voix comme interface principale.

  • Le « Main libre » : Tom Vander Ark et Ben Kornell parient sur l’explosion de l’interface vocale et des lunettes connectées (type Ray-Ban Meta) en 2026. Pour la formation technique, cela signifie guider un opérateur en temps réel pendant qu’il a les mains dans le moteur, plutôt que de lui faire lire un manuel sur une tablette.

C. L’évaluation de l’identité et de la compréhension réelle

Avec des outils capables de produire n’importe quel livrable (code, texte, rapport), comment savoir si un employé a réellement acquis une compétence ?

  • La vérification de l’identité : Amit Patel (Owl Ventures) souligne un défi majeur pour 2026 : prouver « l’identité » de celui qui a fait le travail. L’évaluation en entreprise devra évoluer vers des formats oraux ou synchrones pour vérifier que l’employé maîtrise ce que l’IA a aidé à produire.
  • L’évaluation du processus : On ne jugera plus le résultat final (le livrable), mais la capacité de l’employé à expliquer comment et pourquoi il a utilisé l’IA pour y parvenir.

4. Ca tombe bien : Glowbl permet donne la “Prime à l’humain”

À la lumière de ces prédictions pour 2026, l’usage d’une plateforme comme Glowbl prend une dimension stratégique nouvelle.

Si l’on en croit les experts, la production de contenu et le transfert de connaissances asynchrones vont être commoditisés par l’IA. En réaction, la valeur perçue de la formation va se déplacer massivement vers ce que Ben Kornell appelle le « Human Premium » (la prime à l’humain).

Dans ce contexte, les sessions synchrones ne peuvent plus être de simples webinaires descendants (ce que l’IA pourrait résumer en une note). Elles doivent devenir des espaces de connexion authentique, de communauté et de pratique, des éléments que Jennifer Carolan (Reach Capital) identifie comme les futurs piliers de la valeur éducative.

Glowbl, avec son ergonomie différenciante basée sur des tables virtuelles et la spatialisation, répond parfaitement à trois enjeux majeurs identifiés pour 2026 :

  1. Recréer la communauté : Contrer l’isolation numérique en offrant un espace où l’interaction sociale est visible et ludique, répondant au besoin de « connexion humaine » que l’IA ne peut satisfaire.
  2. L’évaluation de l’identité et du processus : Amit Patel (Owl Ventures) prédit que pour prouver qu’un apprenant maîtrise une compétence (et n’a pas juste utilisé ChatGPT), nous devrons revenir à des examens oraux et des travaux en temps réel. Une salle de classe virtuelle engageante devient alors le lieu privilégié de cette validation.
  3. L’engagement actif : Contrairement aux « Black screens » de Zoom ou Teams et consors, l’approche de Glowbl favorise les interactions entre pairs. Comme le souligne le Dr. Soren Rosier, l’avenir est à l’apprentissage social (peer tutoring) où l’IA facilite la mise en relation, mais où la magie opère dans l’échange entre humains.

En résumé, si 2026 marque le retour de l’exigence humaine face à l’abondance artificielle, des outils qui sanctuarisent et enrichissent le temps synchrone comme Glowbl ne sont plus des options, mais des nécessités pédagogiques.

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Sophie Lazard
CEO chez Glowbl
Sophie Lazard

FAQ

Glowbl est une plateforme collaborative en ligne conçue pour faciliter les interactions humaines dans des espaces virtuels. Elle permet de recréer l’expérience d’une salle physique avec des tables, des groupes de travail et des échanges en direct, idéale pour la formation, les événements et le travail collaboratif.
Glowbl intègre l’IA pour améliorer l’expérience d’apprentissage et de collaboration. Grâce à l’IA, il est possible d’analyser la participation, d’optimiser les parcours pédagogiques, de générer des supports automatiques (comptes-rendus, résumés, quiz), et d’adapter les interactions en fonction des besoins des participants.
Glowbl s’aligne sur les bonnes pratiques d’accessibilité (structure claire, contrastes, alternatives textuelles) et évolue en continu. La conformité perçue dépend aussi des contenus que vous partagez (documents, visuels, sous-titres).
Contrairement à une visioconférence classique centrée uniquement sur la vidéo, Glowbl propose un espace virtuel interactif avec : des tables de travail, des déplacements libres, une interaction naturelle entre participants, une expérience qui recrée la convivialité d’un campus ou d’une salle de formation.
Une interface claire, des déplacements libres entre tables, des échanges spontanés, et des documents centralisés pour suivre le fil sans friction.
Oui. Ateliers, onboarding, séminaires, communautés métiers, sessions client… Le format immersif améliore l’engagement et les résultats.
Oui. La plateforme est pensée pour des usages pédagogiques : classes virtuelles, projets tutorés, jurys à distance, ou encore journées d’intégration multi-sites.
Selon la configuration choisie, oui : enregistrement de plénières, ressources partagées et mise à disposition sécurisée des supports.
Alterne plénière et sous-groupes, pose des consignes claires, timeboxe les séquences et conclue par un récap partagé.
Crée des tables thématiques, assigne des rôles (facilitateur, rapporteur), donne des livrables courts et un temps précis.
Privilégie textes/diapos légers, moins de flux vidéo, et partage des documents en amont.
Synchronise les moments clés, répartis les rôles, prévois un canal de questions commun et des temps de restitution croisés.
Utilise SSO/LTI ou liens profonds pour accéder aux activités et remonter les preuves (présences, livrables).
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