Chaque édition de Learning Technologies agit comme un révélateur. Derrière l’accumulation de stands, de démonstrations et de promesses technologiques, certaines tendances s’imposent nettement. Cette année, trois messages forts se sont dégagés — et ils racontent beaucoup plus que de simples effets de mode.

1. L’IA est devenue un compagnon… pas un pilote automatique
Soyons clairs : l’IA est partout. Et c’est une bonne nouvelle.
Production de contenus, aide à la conception pédagogique, reformulation, correction, adaptation de supports… l’IA est désormais un compagnon de travail incontournable pour les équipes formation.
Mais un constat s’impose : trop d’IA tue l’IA.
Les questions qui montent dans les allées sont de plus en plus matures :
- Sur quelles données s’appuie-t-on ?
- Pour quel type de rendu pédagogique ?
- À quel coût cognitif pour l’apprenant… et pour le formateur ?
L’IA se banalise, les modèles se valent de plus en plus, et la différence ne se fait plus sur l’outil, mais sur l’intention pédagogique et la qualité des données.
L’humain doit rester maître de la finalité. L’IA accélère, structure, soutient — elle ne remplace ni le discernement, ni la relation.
👉 C’est d’ailleurs pour cela que, chez Glowbl, l’IA est intégrée… mais n’est pas le sujet central. Parce que le vrai sujet, celui qui fait la différence, ce sont les interactions humaines.
2. Le grand retour du synchrone (et ce n’est pas un retour en arrière)
Autre signal fort du salon : le retour massif du synchrone dans les parcours de formation. Non pas par nostalgie du présentiel, mais par efficacité pédagogique.
Trois raisons reviennent systématiquement :
- L’ancrage et surtout la vérification de cet ancrage
- La mise en pratique réelle, contextualisée, collective
- L’engagement dans la durée, indispensable à des parcours longs
En entreprise, ces temps synchrones ont une valeur supplémentaire : ce sont des temps corporate, des moments où l’on crée du lien entre collaborateurs, et entre les collaborateurs et leur organisation.
Or, un constat est largement partagé :
👉 Teams, on en a marre.
Fatigue attentionnelle, interactions pauvres, posture descendante… l’outil n’est pas conçu pour apprendre ensemble.
Le synchrone a pourtant un pouvoir unique :
- satisfaire le besoin fondamental de lien humain,
- renforcer la motivation,
- permettre d’apprendre plus facilement et plus durablement, parce qu’on apprend avec et par les autres.
Le sujet n’est donc pas “faut-il du synchrone ?”, mais comment concevoir des moments synchrones réellement impactants.
3. Les entreprises réinternalisent la formation (et ça change tout)
Troisième tendance clé : la réinternalisation massive de la formation.
Les raisons sont très claires :
- le savoir est déjà dans l’entreprise,
- l’expertise et l’expérience terrain sont ce qu’il y a de plus précieux,
- c’est plus rapide et moins coûteux que l’externalisation systématique.
Mais cela pose un défi majeur :
👉 comment accompagner des formateurs occasionnels — experts métiers, managers, référents — qui ne sont pas formateurs de métier ?
C’est précisément le sujet que j’ai eu le plaisir d’aborder lors d’une Power Session avec Mathilde Istin de ISTF, dédiée aux formateurs internes.
Le constat partagé est limpide :
- ces experts doivent produire des contenus digestes,
- concevoir des temps synchrones utiles et engageants,
- sans que cela devienne un parcours du combattant.
ISTF a développé une méthode particulièrement intéressante : des cadres simples, activables rapidement, qui fluidifient le processus de conception et de production des contenus, sans surcharger les formateurs.
4. Changer de posture : de l’expert au facilitateur

Au-delà des outils et des méthodes, le vrai basculement est postural.
L’enjeu n’est plus d’être un expert qui “transmet”, mais un facilitateur qui :
- crée les conditions de la mise en pratique,
- favorise le partage d’expériences,
- valorise l’apprentissage entre pairs.
C’est là que le synchrone prend toute sa puissance… à condition d’être pensé autrement.
J’ai pu expliquer pourquoi — et comment — Glowbl soutient concrètement ce changement de posture :
- des espaces pensés pour travailler en sous-groupes,
- un déroulé pédagogique qui structure sans rigidifier,
- des outils collaboratifs qui déplacent naturellement le centre de gravité… du formateur vers le collectif.
Le formateur n’est plus “au centre”, il est au service de l’expérience d’apprentissage.
En synthèse (sans conclure trop vite)
Ce que Learning Technologies nous dit cette année est finalement très rassurant :
- l’IA progresse, mais la pédagogie reste centrale,
- le digital se généralise, mais le lien humain devient encore plus précieux,
- les entreprises innovent, mais reviennent à l’essentiel : apprendre ensemble.
La technologie est mature.
La vraie question est désormais : que voulons-nous faire vivre aux apprenants ?
Et ça, aucun algorithme ne le décidera à notre place.
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