innovation pedagogique

L’innovation pédagogique : passer de l’intention à la culture du laboratoire

On parle beaucoup d’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur. Mais entre l’intention et la pratique, il y a souvent pas mal d’inertie. Pourquoi ? Parce que cela suppose d’accepter l’inconfort, l’expérimentation, et parfois… l’échec.

Or, c’est précisément dans ces espaces d’essai, d’ajustement et de dialogue que naît l’apprentissage profond.

Voici les cinq principes que je défends — et que je vois s’incarner chaque jour dans les accompagnements que nous menons chez Glowbl — pour transformer un cours en véritable laboratoire pédagogique.


1. L’expérimentation progressive et continue

L’innovation n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être transformatrice.

Commencez par tester des activités courtes :

  • un débat mouvant autour d’un fait d’actualité, c’est d’ailleurs l’une des activités pédagogique que nous proposons en Template Glowbl et nous l’expérimenterons lors de l’Académie dans les semaines qui arrivent :
  • un sondage en temps réel pour mesurer la compréhension : proposez des sondages en modèle de 1 à 5 comment comprenez-vous la notion ? et sortez aussi des sondages classiques en proposant des discussions entre tout petits groupes étudiants (2 ou 3) pour tester et confronter les points de vue.
  • une mise en pratique ou un exercice créatif collaboratif à la fin d’une séquence : trouver une image, chercher un article d’actualité qui parle du sujet, créer une scénette….

Référence utile : L’article de l’Université Laval souligne l’importance d’outils favorisant la rétroaction continue. Glowbl permet précisément ces allers-retours entre facilitation et feedback immédiat.


2. Le droit à l’erreur comme pilier de l’apprentissage

Et si les professeurs et intervenants montraient leur posture de chercheurs ? Chercher c’est tester, mesurer et faire du feed-back. Pourquoi ne pas rendre cette posture explicite ? L’intérêt est double car non seulement l’intervenant innove, mais en plus il rend complice ses étudiants et les engage ainsi très naturellement.

« Cette séance est un test. À la fin, nous verrons ensemble ce qui a marché… et ce qui n’a pas marché. »


3. La co-construction avec les étudiants

L’Université Laval insiste sur le rôle de l’apprenant actif et contributeur. L’excellent article de la Chaire de leadership en enseignement (Université Laval) le rappelle : (source ici)

J’adore interroger nos utilisateurs sur leurs méthodes et ce qu’ils mettent en place sur Glowbl. L’autre jour une intervenante en anglais me disait qu’elle a intégré dans l’Espace Glowbl dans lequel elle retrouve ses étudiants chaque semaine un « espace des idées » où les étudiants déposent leurs propositions de thèmes, leurs questions, et leurs suggestions de formats.

Cela transforme la posture : on n’enseigne plus « à » mais « avec ».


4. La diversité des formats pour stimuler attention et mémorisation

Ne sous-estimons pas l’impact de la variété cognitive.

Un enseignant en sciences politiques alterne par exemple :

  • mini-vidéos décryptées ensemble,
  • débats mouvants,
  • synthèses collaboratives en sous-groupes : par exemple pour un cours descendant, divisez votre cohorte d’étudiants en petits groupes, et assignez à chaque groupe la tâche de faire une synthèse de sa partie de cours lors d’une activité de 10 à la fin de la séance.

5. La boucle mesure-ajustement-partage

Un laboratoire pédagogique ne reste pas isolé. Il nourrit la communauté.

Demandez aux étudiants leur perception après chaque expérimentation.

Formalisez un bilan rapide.

Partagez ces constats avec vos pairs.

Parmi nos clients de l’ESR nous voyons de plus en plus fréquemment se mettre en place des communautés de pratique pédagogiques, véritables laboratoires partagés.


Conclusion : un appel à la culture du laboratoire

L’innovation pédagogique, ce n’est ni un gadget ni une injonction.

C’est une culture à installer et ce de façon collaborative aussi bien avec les étudiants qu’avec la communauté pédagogique.

Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à notre prochaine Masterclass Glowbl : nous y donnons la parole à celles et ceux qui osent transformer leurs pratiques et partagent leurs expériences sans filtre.

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FAQ

Glowbl est une plateforme collaborative en ligne conçue pour faciliter les interactions humaines dans des espaces virtuels. Elle permet de recréer l’expérience d’une salle physique avec des tables, des groupes de travail et des échanges en direct, idéale pour la formation, les événements et le travail collaboratif.
Glowbl intègre l’IA pour améliorer l’expérience d’apprentissage et de collaboration. Grâce à l’IA, il est possible d’analyser la participation, d’optimiser les parcours pédagogiques, de générer des supports automatiques (comptes-rendus, résumés, quiz), et d’adapter les interactions en fonction des besoins des participants.
Glowbl s’aligne sur les bonnes pratiques d’accessibilité (structure claire, contrastes, alternatives textuelles) et évolue en continu. La conformité perçue dépend aussi des contenus que vous partagez (documents, visuels, sous-titres).
Contrairement à une visioconférence classique centrée uniquement sur la vidéo, Glowbl propose un espace virtuel interactif avec : des tables de travail, des déplacements libres, une interaction naturelle entre participants, une expérience qui recrée la convivialité d’un campus ou d’une salle de formation.
Une interface claire, des déplacements libres entre tables, des échanges spontanés, et des documents centralisés pour suivre le fil sans friction.
Oui. Ateliers, onboarding, séminaires, communautés métiers, sessions client… Le format immersif améliore l’engagement et les résultats.
Oui. La plateforme est pensée pour des usages pédagogiques : classes virtuelles, projets tutorés, jurys à distance, ou encore journées d’intégration multi-sites.
Selon la configuration choisie, oui : enregistrement de plénières, ressources partagées et mise à disposition sécurisée des supports.
Alterne plénière et sous-groupes, pose des consignes claires, timeboxe les séquences et conclue par un récap partagé.
Crée des tables thématiques, assigne des rôles (facilitateur, rapporteur), donne des livrables courts et un temps précis.
Privilégie textes/diapos légers, moins de flux vidéo, et partage des documents en amont.
Synchronise les moments clés, répartis les rôles, prévois un canal de questions commun et des temps de restitution croisés.
Utilise SSO/LTI ou liens profonds pour accéder aux activités et remonter les preuves (présences, livrables).