« Pour cette formation, on va se mettre au vert. »

Pendant des années, cette phrase a été le déclencheur de quelque chose de particulier. Quand je travaillais chez PwC, elle signifiait bien plus qu’un séminaire dans un hôtel confortable à la campagne. Elle voulait dire : on va sortir du cadre.
Changer de lieu, ce n’était pas qu’une question de logistique ou de confort. C’était une manière de dire au groupe : « On va penser autrement, travailler autrement, se parler autrement. » Intuitivement, tout le monde savait qu’on ne réfléchit pas de la même manière dans une salle de réunion grise au 4ᵉ étage que dans un espace ouvert, convivial et un peu dépaysant.
Aujourd’hui, une partie de la formation professionnelle s’est déplacée à distance. Or ce « levier du lieu » – ce pouvoir discret de l’environnement sur la dynamique du groupe – semble s’être évaporé pour beaucoup. À l’exception de ceux qui ont compris que l’espace virtuel est lui aussi un territoire d’apprentissage à façonner.
Le problème du distanciel : rester coincé au « 4ᵉ étage »
Dans beaucoup de classes virtuelles, nous sommes restés bloqués au fameux « 4ᵉ étage » :
- fenêtres de webcams en grille,
- couloirs infinis d’onglets et de liens,
- fonds gris, interfaces standardisées,
- interactions réduites à des micros qui s’allument et s’éteignent.
C’est un paradoxe : il n’a jamais été aussi simple de connecter des personnes à distance, et pourtant les espaces de formation n’ont jamais été aussi plats et interchangeables. On retrouve les contenus, mais on perd le lieu. On a les supports, mais plus vraiment l’espace à habiter.
Or l’environnement conditionne l’esprit. Un espace chaleureux, identifiable, dans lequel on se sent autorisé à bouger, à s’installer, à changer de place, favorise la prise de parole, la coopération et l’engagement. En présentiel, cela paraît évident. En distanciel, cela reste encore largement sous-exploité.
Quand l’espace devient un outil pédagogique

C’est là que les agencements d’espace – y compris en ligne – deviennent intéressants. Les tables de Glowbl, par exemple, ne sont pas qu’un décor sympathique : ce sont de véritables outils pédagogiques.
Elles ont d’abord une vertu de convivialité.
Un espace chaleureux, visuellement accueillant, avec des tables où l’on « s’assoit » vraiment, recrée quelque chose de l’atmosphère du séminaire « off-site ». On n’est plus juste une vignette dans une grille de webcams : on est à une table, avec des personnes, dans un endroit identifiable. Ce simple changement suffit souvent à baisser la pression, à déclencher les échanges informels, à lisser les barrières hiérarchiques. On ose plus facilement poser une question, faire une remarque, rebondir sur ce qu’un autre vient de dire.
Mais l’agencement de l’espace a aussi une vertu de mécanique de groupe.
Là où d’autres outils se contentent d’aligner des participants, les tables permettent de matérialiser les intentions pédagogiques de l’animateur ou de la formatrice. Quelques exemples très simples :
- Attribuer un rôle devient visuel : « Installe-toi sur la chaise bleue, tu es le scribe. » Le rôle n’est plus seulement annoncé, il est inscrit spatialement.
- Un quiz ou une question de positionnement ne se limite plus à cliquer sur une option : chacun se déplace vers la zone qui correspond à sa réponse. On répond avec son corps, même en ligne.
- Un débat mouvant se traduit par des déplacements : « Ceux qui sont d’accord, allez sur le tapis bleu. Les autres, sur le rouge. » Le groupe se reconfigure sous les yeux de toutes et tous.
Dans ces situations, on ne se contente plus de « lever la main ». On se positionne. On marque son appartenance temporaire à un sous-groupe par un mouvement dans l’espace. Et ce mouvement – même médié par un avatar ou un point dans un environnement virtuel – change la dynamique.
Territoires d’apprentissage : quand l’espace structure les rencontres
Ces questions d’agencement rejoignent directement les travaux de Samuel Nowakowski sur les territoires d’apprentissage. Dans ses écrits, il montre qu’un environnement de formation n’est pas seulement un support ou un décor, mais un véritable territoire : un milieu que l’on habite, qui organise des rencontres, des circulations et des prises de rôle.
Dans un article comme « PLATEAU – espace rhizomatique de co-apprentissage », il insiste notamment sur la manière dont un espace (physique ou numérique) peut soutenir une diversité de situations pédagogiques au sein d’un même environnement, en permettant aux participants de se déplacer, de se regrouper, de se séparer, de changer de point de vue et d’endosser différents rôles au fil de la séance. Ce type de réflexion éclaire très bien ce que l’on cherche à faire lorsqu’on scénarise un espace Glowbl : construire un véritable territoire d’apprentissage, plutôt qu’une simple « salle virtuelle ».
Sur un même « plateau » Glowbl, il devient possible de soutenir des situations pédagogiques variées : travail en sous-groupes, débats mouvants, jeux de rôle, quiz interactifs, restitutions plénières, etc. Le dispositif ne se contente plus de diffuser du contenu, il structure les interactions. En d’autres termes, l’espace n’est plus neutre. Il devient un acteur à part entière de la formation.
Viens « visiter » un territoire d’apprentissage Glowbl
Mettre une formation « au vert » en distanciel, ce n’est donc pas impossible. C’est même une formidable opportunité : celle de concevoir des espaces d’apprentissage où l’on se sent autorisé à explorer, à se déplacer, à changer de rôle.
Si vous avez envie de voir concrètement à quoi ressemble ce type d’agencement, venez découvrir un espace Glowbl témoin :
