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Peer to peer : les avantages de cette méthode d’apprentissage

par Justine Humblot

Pour renforcer ses compétences, le premier réflexe est de se tourner vers une formation externe, apportée par un expert. Le partage de connaissances ne se fait toutefois pas uniquement par une personne extérieure à son cadre d’études ou de travail. L’apprentissage social est tout aussi recommandé. C’est le principe du peer learning, ou apprentissage entre pairs.

Peer learning : qu’est-ce que c’est ?

Cette méthode de travail, de plus en plus populaire, repose sur le principe d’un apprentissage collaboratif. Le peer learning, c’est profiter des compétences de ses pairs pour enrichir les siennes. Dans un principe d’échange, une personne partage ce qu’elle connaît et reçoit, en retour, les connaissances de son pair.

Leurs savoirs peuvent se compléter, de sorte à solidifier leurs capacités. L’interaction est au cœur de cette méthode d’apprentissage. Il n’y a pas de principe de hiérarchie, comme dans une formation classique où l’apprenant reçoit le contenu de façon descendate de la part de son formateur. Là, les deux parties sont toutes les deux des apprenants et des formateurs.

Pour que ce type d’apprentissage fonctionne, il est toutefois nécessaire d’assurer un accompagnement rigoureux. L’idée n’est pas d’imposer ses connaissances à une autre personne et créer un sentiment d’infériorité, mais bien d’évoluer positivement dans un partage mutuel de savoirs. Cette méthode évolue depuis des siècles et se décline en plusieurs formats, chacun avec ses avantages et inconvénients.

Quelle est l’origine du peer learning ?

Le peer learning semble être revenu à la mode récemment avec le développement de méthodes d’apprentissage alternatives. La volonté est de s’éloigner du format statique d’une personne référente transmettant son savoir vers le bas, dans un système pyramidal.

Ces méthodes sont pourtant loin d’être nouvelles. Expérimenté dans les années 90 par Eric Mazur, professeur à l’Université de Harvard, le peer learning repose sur son constat d’un enseignement trop descendant. Il puise lui-même dans des formats d’enseignements pratiqués à l’Antiquité, comme le débat, ou des techniques comme la méthode jigsaw développée dans les années 70.

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Comment fonctionne le peer learning ?

Depuis, la méthode que le professeur Eric Mazur propose se retrouve dans de nombreux domaines. Le principe d’interactivité et d’échanges pour intégrer et renforcer ses compétences est, par exemple, une partie essentielle du digital learning. Concrètement, sa méthode factuelle et interactive repose sur ces éléments :

  • des documents lus en avance, sur lesquels les étudiants cherchent déjà des éléments de réponse ;
  • un temps de réflexion autour de ces questions ;
  • une réponse individuelle donnée par chaque apprenant ;
  • le partage de ces réponses par le professeur à la salle ;
  • un échange entre pairs autour des réponses apportées ;
  • une reformulation de la réponse individuelle, enrichie des échanges collectifs ;
  • une relecture de l’enseignant, qui évalue si le concept est assimilé.

C’est autour de ce principe de transmission de savoirs, réflexion commune autour de ceux-ci, et intégration individuelle enrichie de ces connaissances, que le peer learning se construit. L’élève devient acteur de son apprentissage.

Peer learning : quels sont les formats utilisés ?

Il n’y a pas une manière unique de faire de l’apprentissage entre pairs. Différents formats existent, ce qui permet aux apprenants de trouver la méthode la plus adaptée à leur manière d’apprendre.

Un des modèles le plus commun est le tutorat : une personne aux compétences confirmées vient les partager à un apprenant moins avancé dans son parcours. Le premier consolide ses connaissances et continue de les développer par de la recherche pour approfondir ce qu’il transmet. Le second progresse en conséquence. Cette technique calque tout de même une forme d’éducation descendante que cherchent à éviter certains. Elle a l’avantage d’enlever la figure professorale, parfois intimidante, et de la remplacer par un collègue qui comprend les exigences de travail. Ces tuteurs, qui peuvent devenir mentors, participent à renforcer les relations sociales internes.

L’autre méthode habituelle est celle dite du puzzle, ou la méthode jigsaw. Développée dans les années 70 par Elliot Aronson, elle repose sur du social learning à plus grand nombre. L’apprentissage ne se fait pas en tête-à-tête mais en petites équipes. Les apprenants sont répartis selon des sous-thématiques, avec une figure de tête qui en assure l’apprentissage. Cela s’applique assez facilement en procédant, par exemple, à des moments de Lunch and Learn. Ces déjeuners éducatifs consistent à donner l’opportunité à une personne de présenter un sujet et d’animer un échange autour de celui-ci, reposant sur ses compétences. Le partage se fait ainsi de manière informelle et, surtout, interactive.

Peer learning : avantages et inconvénients de cette méthode

Que ce soit en entreprise ou dans l’enseignement supérieur, la méthode du peer learning se révèle efficace. Plusieurs enjeux de taille sont soulignés. En enlevant un rapport professoral, les apprenants se sentent plus légitimes de poser toutes leurs questions et d’interagir avec leurs co-apprenants.

L’interactivité est essentielle, puisqu’elle permet de pérenniser leur prise de connaissance. En échangeant, le savoir devient plus concret qu’une approche théorique, ce qui permet de mieux l’intégrer. La confiance des apprenants augmente en conséquence, puisqu’ils se sentent plus légitimes de discuter et d’affirmer leur regard critique sur un sujet. L’esprit d’entraide et d’évolution constante est une autre des qualités de ce type d’apprentissage.

Pour que le peer learning reste positif, il faut veiller à bien faire circuler les savoirs. Cela signifie qu’il ne faut pas limiter la figure de tuteur, ou de leader de projets, à une seule personne. Au risque, en effet, de simuler la posture professorale qui n’est pas efficace dans un contexte de social learning. Chaque apprenant doit devenir acteur du partage de connaissances. Pour réussir cela, il faut par exemple être ouvert à des lunch and learn sur des sujets suffisamment variés pour que chaque collaborateur puisse proposer son set de compétences.


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