Quand le distanciel fait mieux que le présentiel

Quand le distanciel fait mieux que le présentiel : comment la MIFE Auvergne accompagne des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans avec Glowbl

Taux de présence, engagement, pré-socialisation : le réseau interMIFE Auvergne-Rhône-Alpes a découvert par l’usage que les ateliers distanciels bien conçus ne sont pas un pis-aller du présentiel. Pour certains publics, ils font mieux.


Le problème : des publics qui décrochent avant même de commencer

Accompagner des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans, c’est d’abord se confronter à un inventaire de freins que les outils classiques ne règlent pas. La MIFE Auvergne le vit au quotidien sur le bassin de Brioude, en Haute-Loire. Financée par la Direction de l’emploi locale, la structure pilote un dispositif d’accompagnement collectif de trois mois, par groupes de huit à dix personnes. Le public est des plus hétérogènes : isolement géographique, précarité économique, fragilité de santé physique et mentale, distance avec le numérique, parfois phobie sociale déclarée.

Sur le papier, le format est bien conçu : des entretiens individuels tous les quinze jours avec un conseiller emploi-formation, des ateliers collectifs en présentiel, et des séances de co-développement intercalées. Le co-développement, méthode d’intelligence collective où chaque participant soumet une problématique que le groupe résout ensemble, est idéal pour ce type de public. Il crée du lien, de l’entraide, de la confiance. Il repose sur l’horizontalité des échanges plutôt que sur la posture descendante d’un formateur.

Mais le présentiel pose un problème concret : les gens ne viennent pas toujours. Sur les ateliers collectifs en salle, deux à trois absences par session sont habituelles. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est le coût de l’essence quand on est en zone rurale et qu’on vit sous le seuil de pauvreté. C’est la difficulté de sortir de chez soi quand on traverse une période de fragilité psychologique. C’est l’appréhension physique de se montrer dans un groupe, quand on a mal vécu sa mise à l’écart du marché du travail.

Chaque absence est une personne qui décroche un peu plus. Et dans un parcours de retour à l’emploi, le décrochage d’une session peut rapidement devenir le décrochage du dispositif entier.

La question que s’est posée l’équipe de la MIFE Auvergne n’était pas « comment faire venir les gens en présentiel malgré ces freins ». Elle était : est-ce qu’on peut faire aussi bien, voire mieux, à distance ?

Le replay est à consulter ici :

La solution : un atelier distanciel conçu comme un vrai espace de groupe

Ce qui distingue Glowbl d’un Zoom ou d’un Teams précise Sabrina Tête, coordinatrice régionale du réseau interMIFE Auvergne Rhône-Alpes, c’est une architecture pensée pour le groupe plutôt que pour la réunion descendante. Les participants ne se retrouvent pas face à une grille de rectangles figés. Ils arrivent dans un espace avec des tables, peuvent s’y déplacer librement, se regrouper, changer de table. Ils voient qui est où. Ils peuvent utiliser des emojis, réagir, s’encourager sans couper la parole. La bulle individuelle est visible et activable sans avoir à « lever la main » dans un système qui gère une file d’attente.

Pour la MIFE Auvergne, cette configuration a eu un effet immédiat sur l’un des freins les plus difficiles à lever : la pression de la présence physique.

« Il y a certaines personnes qui peuvent avoir de grosses appréhensions à venir sur des groupes. Avec Glowbl, c’est l’idée de s’habituer tout doucement à revenir dans une vie sociale, mais tout en délicatesse. » — Delphine Bastard, directrice de la MIFE Auvergne

La possibilité de désactiver sa caméra et de n’apparaître que sous forme de photo n’est pas anecdotique. Un participant a rejoint le dispositif uniquement grâce à cette option. Il exprimait des inquiétudes par rapport à son apparence physique, une source d’anxiété qui l’aurait empêché de participer à n’importe quel atelier en salle. Sur Glowbl, il a participé. Il a contribué. Il a progressé.

Ce n’est pas Glowbl qui a résolu sa phobie. C’est Glowbl qui a créé les conditions pour qu’il franchisse la première étape.

Comment ça se passe concrètement

La conseillère emploi-formation de la MIFE Auvergne prépare chaque séance de co-développement avec un déroulé pédagogique simple : une introduction pour rappeler les étapes de la méthode, des temps de prise de parole structurés, une synthèse finale. Elle crée les tables de travail dans Glowbl, configure les notes collaboratives, et le jour J, elle prend une posture de facilitatrice plutôt que d’animatrice directive.

Le groupe fonctionne selon la logique du co-développement : l’un des participants présente une problématique concrète liée à sa recherche d’emploi, les autres réagissent, questionnent, partagent leur propre expérience. La conseillère prend des notes collaboratives en temps réel, les enrichit des contributions de chacun, et exporte la synthèse à la fin de la session pour l’envoyer à tous les participants et l’archiver. Les travaux en sous-groupes sont facilités par l’espace visuel et la facilitatrice peut passer de table en table aussi simplement que dans un espace physique.

La configuration horizontale de Glowbl tout le monde autour de la même table, sans hiérarchie visuelle joue directement en faveur de la méthode co-développement. Personne n’est « en haut de l’écran ». Personne n’est « en retrait ». La parole circule plus naturellement qu’en présentiel, où les dynamiques de groupe peuvent être bloquées par des postures physiques ou des rapports de domination implicites.


Les résultats : 100% de présence, des séances qui débordent, un groupe qui dure

Les chiffres sont sans ambiguïté.

« On sait que systématiquement, on a 100% des participants qui viennent à nos ateliers sur Glowbl. » Delphine Bastard, directrice de la MIFE Auvergne

Contre deux à trois absences habituelles sur les mêmes ateliers en présentiel, avec le même public, sur le même dispositif. Ce n’est pas une amélioration marginale. C’est un renversement complet.

Mais ce qui a le plus surpris l’équipe, c’est ce qui se passe pendant les séances. Les ateliers sont prévus pour durer une heure et demie. Ils durent régulièrement deux heures, deux heures et demie. Pas parce que la facilitatrice a du retard. Parce que le groupe ne veut pas s’arrêter. Les participants s’encouragent entre eux via les emojis de la plateforme. Ils rebondissent sur les propos des uns et des autres. Ils prolongent spontanément les échanges.

Pour des personnes très éloignées de l’emploi, qui pour certaines avaient rompu tout lien social, ce niveau d’engagement n’était pas acquis.

Il y a aussi un effet qui dépasse la session elle-même. Le groupe construit en distanciel se retrouve ensuite en présentiel avec un tout autre rapport. Ils se connaissent déjà. Ils ont partagé des choses personnelles. Ils ont une histoire commune. Le distanciel n’a pas remplacé le présentiel : il l’a préparé.

« Ça crée dans la durée à la fois une fidélisation, une cohésion et un souhait de re-rentrer en interaction sociale. » Delphine Bastard, directrice de la MIFE Auvergne


Ce qu’on retient

Le cas de la MIFE Auvergne n’est pas un cas limite ou exceptionnel. Il illustre quelque chose de plus général sur les ateliers distanciels avec des demandeurs d’emploi : la qualité de l’expérience à distance n’est pas une question d’outil seul, mais de la combinaison entre un outil bien conçu et une ingénierie pédagogique pensée pour le groupe.

Zoom ou Teams peuvent diffuser une information. Ils peuvent accueillir une réunion. Ils ne créent pas les conditions d’un groupe qui s’auto-porte. La configuration en tables, la liberté de déplacement, la possibilité de moduler sa présence selon son niveau de confort : ce sont des paramètres qui ne changent pas qu’une interface. Ils changent la dynamique de groupe.

Pour les structures qui accompagnent des publics fragilisés demandeurs d’emploi de longue durée, publics en insertion, personnes en reconversion après un accident de parcours la question n’est plus de savoir si le distanciel peut fonctionner. Elle est de savoir comment le concevoir pour qu’il fasse vraiment mieux.

La MIFE Auvergne en est à sa quatrième session avec ce dispositif. Elle ne revient pas en arrière.


Vous accompagnez des publics éloignés de l’emploi et vous cherchez à maintenir l’engagement entre les sessions en présentiel ? Prenez rendez-vous avec notre équipe pour voir comment structurer vos ateliers distanciels sur Glowbl.

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Sophie Lazard
CEO chez Glowbl
Sophie Lazard

FAQ

Glowbl est une plateforme collaborative en ligne conçue pour faciliter les interactions humaines dans des espaces virtuels. Elle permet de recréer l’expérience d’une salle physique avec des tables, des groupes de travail et des échanges en direct, idéale pour la formation, les événements et le travail collaboratif.
Glowbl intègre l’IA pour améliorer l’expérience d’apprentissage et de collaboration. Grâce à l’IA, il est possible d’analyser la participation, d’optimiser les parcours pédagogiques, de générer des supports automatiques (comptes-rendus, résumés, quiz), et d’adapter les interactions en fonction des besoins des participants.
Glowbl s’aligne sur les bonnes pratiques d’accessibilité (structure claire, contrastes, alternatives textuelles) et évolue en continu. La conformité perçue dépend aussi des contenus que vous partagez (documents, visuels, sous-titres).
Contrairement à une visioconférence classique centrée uniquement sur la vidéo, Glowbl propose un espace virtuel interactif avec : des tables de travail, des déplacements libres, une interaction naturelle entre participants, une expérience qui recrée la convivialité d’un campus ou d’une salle de formation.
Une interface claire, des déplacements libres entre tables, des échanges spontanés, et des documents centralisés pour suivre le fil sans friction.
Oui. Ateliers, onboarding, séminaires, communautés métiers, sessions client… Le format immersif améliore l’engagement et les résultats.
Oui. La plateforme est pensée pour des usages pédagogiques : classes virtuelles, projets tutorés, jurys à distance, ou encore journées d’intégration multi-sites.
Selon la configuration choisie, oui : enregistrement de plénières, ressources partagées et mise à disposition sécurisée des supports.
Alterne plénière et sous-groupes, pose des consignes claires, timeboxe les séquences et conclue par un récap partagé.
Crée des tables thématiques, assigne des rôles (facilitateur, rapporteur), donne des livrables courts et un temps précis.
Privilégie textes/diapos légers, moins de flux vidéo, et partage des documents en amont.
Synchronise les moments clés, répartis les rôles, prévois un canal de questions commun et des temps de restitution croisés.
Utilise SSO/LTI ou liens profonds pour accéder aux activités et remonter les preuves (présences, livrables).

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